Étude quotidienne

Étude quotidienne 16 août/6 Elloul. Pour l’élévation de l’âme de Raphaella Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Zrihen.

Ce que l’on ne distingue qu’au moyen d’un microscope.

Les poissons ne sont permis à la consommation que lorsqu’ils possèdent les 2 critères de pureté cités dans la Torah : les nageoires et les écailles.
Les décisionnaires débattent au sujet de poissons qui possèdent des écailles, mais que l’on ne peut distinguer qu’au moyen d’un microscope.
Sont-ils considérés comme Cachers puisqu’ils possèdent des écailles, ou bien faut-il les interdire puisque leurs écailles ne sont pas visibles à l’œil nu ?
 
Faut-il prendre en considération ce que l’on ne peut distinguer qu’au moyen d’un microscope, ce critère touche de nombreux domaines, par exemple la règle dans le cas où l’on trouve le poumon percé chez un animal, dans ce cas l’animal est interdit à la consommation, mais si ce n’est pas visible à l’œil nu, mais uniquement au moyen d’un microscope, faut-il malgré tout considérer la bête  interdite ou non ?

Le Rav Halfone Moshé HaCohen zl (Av Beth Din de Djerba, il y a environ 60 ans, écrit que les poissons dont les écailles ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, ne sont pas permis à la consommation, car la Torah n’autorise ou n’interdit que les choses visibles par les yeux d’un humain à la vue saine, et par conséquent, la Torah n’interdit les trous que l’on puisse trouver dans les organes d’un animal ou d’une volaille, seulement s’ils sont visibles à l’œil humain, et non au moyen d’un instrument externe. Il conclue ses propos en disant : « C’est ainsi qu’a tranché mon grand-père, Rabbi Moché Ha-Cohen zl lors d’un cas qu’on lui avait soumi, où l’on filtra de l’eau à plusieurs reprises, afin de boire, et malgré tout, on pouvait distinguer au microscope de nombreux vers dans l’eau. Le Rav leur répondit que la Torah n’interdit que les vers visibles à l’œil nu, grâce au sens naturel de la vue.
De même, l’auteur du livre ‘’Arouh Hachoulhan » écrit que même s’il existe de nombreuses et diverses créatures dans l’eau, que l’on peut distinguer qu’au moyen d’un microscope, malgré tout, l’eau reste permise à la consommation, car la Torah n’interdit pas un élément que l’œil ne maîtrise pas, puisque la Torah n’a pas été donnée aux Anges, car sans cela, combien de chercheurs ont écris que même l’air est rempli d’infimes créatures, et lorsque l’être humain ouvre sa bouche, il avale certaines de ces créatures. Or, il ne viendrait jamais à l’esprit d’interdire également la respiration !
Il est donc certain que toute chose que l’œil humain ne maîtrise pas ne représente strictement rien.

Par contre, ce que l’œil peut distinguer, même face au soleil, même la plus infime des choses (comme dans les légumes, les feuilles ou autres), reste considérée comme un véritable vers qui est interdit à la consommation.

Par conséquent, nous apprenons de là que les poissons dont les écailles ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, restent interdits à la consommation.
 
Par contre, une eau dans laquelle se trouvent d’infimes créatures qui ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, est permise à la consommation.

De même, des fruits et légumes dans lesquels on peut trouver des vers au moyen d’une vérification au microscope, restent permis à la consommation.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID