Archives de catégorie : Etudes quotidiennes

Étude quotidienne 24 sivan

Étude quotidienne, 18 juin/ 24 sivan.

Lois de la prière (suite)

Nous avions expliqué qu’il y avait cinq conditions requises pour prier, la propreté des mains, la nudité, la propreté du lieu, toutes choses qui contribueraient à déconcentrer ainsi que le manque de ferveur.

Le deuxième critère  évoqué est la nudité.

De la même manière que pour la lecture du Chema, on ne doit pas prier avant de s’être couvert la majeure partie du corps.

En plus des parties généralement couvertes, il faut couvrir, tout au moins, les genoux ainsi que toute la partie supérieure du corps.

Aussi, le Talmud nous indique que la chevelure d’une femme mariée est considérée comme nudité,  c’est pourquoi, il incombe aux femmes mariées de se couvrir la tête, tout au moins, à la synagogue.

A défaut et si, malgré tout, on n’a rien pour se couvrir, il conviendra de recouvrir le haut ainsi que la nudité.

on serait quitte à posteriori si l’on a prié qu’en couvrant la nudité, toutefois, a priori, on ne doit absolument pas le faire.

Chavoua tov à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

 

Consistoire de Nantes
5, impasse Copernic B.P. 30414
44004 NANTES Cedex 1
Tél : 02 40 73 48 92 – Fax : 02 40 73 96 44

Étude sur la paracha Chelah-lekha 22 sivan

Étude sur la paracha, 16 juin/ 22 sivan.

Dans la Paracha Chelah-lekha est relaté l’épisode étrange des explorateurs envoyés par Moché pour repérer et examiner les caractéristiques de la terre d’Israël, avant l’entrée du peuple. Ils ont porté un témoignage dont le but était de dissuader le peuple de se rendre dans la terre promise, pour de multiples motifs.

Le peuple prend peur, Moché et Aharon  »chutent sur leur face » aux yeux de tout le peuple, Yehoshua et Calev firent preuve de courage mais ils faillirent être lapidés. La colère de D…va éclater une nouvelle fois et la génération du désert mourra avant d’atteindre la terre promise. Les personnages qui avaient fomenté cela en disant du mal de la terre d’Israël, périrent aussi.

La suite de la Paracha décrit le sacrifice que l’on pourra offrir en entrant dans la terre destinée au peuple d’Israël, le prélèvement de la Hallah, les sacrifices en réparation d’erreurs involontaires, la peine de retranchement du peuple pour celui qui aura commis une transgression volontaire et la sanction de celui qui a transgressé délibérément le Chabbat.

La paracha s’achève par la mitsva des Tsitsit qui rappelle les 613 mitsvot, ainsi que le devoir de vigilance lorsque nous portons notre regard.

COMMANDEMENTS DE LA PARACHA:                                2 commandements positifs et 1 interdiction.

  1. Prélèvement de la Hallah.
  2. Les Tsitsit.
  3. Interdiction de se laisser égarer par le penchant du coeur et par ce que voient nos yeux.

Chabbat chalom à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

 

 Consistoire de Nantes
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Étude quotidienne 20 sivan

Lois de la prière (suite)

Il y a cinq conditions requises pour pouvoir  prier, si elles faisaient défaut, elles empêcheraient la prière, bien que son temps soit arrivé : la propreté des mains, la nudité, la propreté du lieu où l’on prie, toutes choses qui contribueraient à déconcentrer ainsi que le manque de ferveur.

On doit donc préalablement, se laver les mains jusqu’àu poignet, en cas d’mpossibilité, s’il y a de l’eau à une distance raisonnable, on doit y avoir recours avant de prier. A défaut, on se nettoie les mains avec  de la terre ou de la verdure.

Le Talmud nous indique qu’initialement, après une relation intime, il convenait de se purifier avant la prière, cette institution fut annulée, car elle n’était pas acceptée collectivement par la communauté qui ne pouvait s’y tenir. C’est d’ailleurs, une des caractéristiques de la halakha, elle doit être majoritairement acceptée et appliquée, à défaut, les decisionnaires pouvaient la suspendre.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

 

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Étude quotidienne 19 sivan

Lois de la prière (suite)

Nous avons rappelé que les prières quotidiennes avaient un temps et une heure limite, quiconque laisse passer, délibérément, le temps de la prière, n’aura pas de rattrapage.
En cas d’oubli ou d’empêchement majeur, il est possible de compenser par une autre prière, (amida) au moment de la prière suivante. On récitera en premier lieu la prière du moment, puis la prière de compensation (tachloumine).
Ainsi, en cas défaut de la prière du matin, on récitera deux fois la prière de l’après-midi, la première en tant que prière de minha et la seconde en tant que compensation du matin.
En cas d’empêchement pour la prière de l’après-midi, on récitera deux fois la prière du soir, la première en tant que prière du soir, et la seconde, et tant que compensation de la prière de l’après-midi.
En cas d’empêchement de la prière du soir, avant l’aube, on récitera deux fois la prière du matin, la première en tant que prière du matin, et la seconde, en tant que compensation de la prière de la veille au soir.
En cas d’impossibilité de s’acquitter de deux prières successives, il ne sera possible de compenser que la dernière prière. Ainsi, en cas d’empêchement de s’acquitter de la prière du matin et celle de l’après-midi, on récitera deux fois la prière du soir, la première, en tant que prière du soir, et la seconde, en tant que prière de l’après-midi, quant à la prière du matin, elle ne pourra plus être compensée.
Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Consistoire de Nantes
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Étude quotidienne 18 sivan

Lois de la prière (suite)

On ne peut réciter une prière avant le temps approprié, dans ce cas, on ne serait pas quitte de son obligation, et on devra prier à nouveau en son temps.

Toutefois, dans certaines circonstances, il est possible de réciter la prière du matin après l’aube et avant le lever du soleil, (qui est le temps idéal). De même, Il est possible de réciter la prière du soir du Chabbat le vendredi, avant le coucher du soleil (donc avant l’entrée du Chabbat) ou de réciter éventuellement et exceptionnellement, la prière du samedi soir, veille du dimanche, le Chabbat même, puisque la prière du soir avait comme on l’avait rappelé,  un caractère facultatif. on pourrait ne pas se montrer minutieux sur son temps.

Il faut toutefois réciter le Chema en son temps après l’apparition des étoiles.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

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Étude quotidienne 17 sivan

Lois de la prière (suite)

Le temps de la grande Minha s’étend de six heures et demie jusqu’à neuf heures et demie, à compter du lever du jour et le temps de la petite Minha est de neuf heures et demie jusqu’au coucher du soleil.

La prière additionnelle de Moussaf intervient après celle du matin et jusqu’à la septième heure de la journée. A posteriori, en cas d’impossibilite, au delà, on serait quitte de son obligation, puisque fondamentalement, le temps de Moussaf s’étend sur toute la journée.

La prière du soir, Arvit, fait l’objet de discussion dans le Talmud quant à son caractère obligatoire puisqu’elle ne correspond pas à un sacrifice quotidien, contrairement aux deux autres.

Aujourd’hui, elle est considérée comme obligatoire d’autant quelle comprend la récitation obligatoire du chéma et peut se faire du début de la nuit jusqu’à l’aube.

Chavoua tov à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

 Consistoire de Nantes
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Etude sur la paracha BEHAALOTEKHA

Etude sur la paracha de la semaine :  BEHAALOTEKHA , 9 juin/ 15 sivan.

Dans la Paracha Behaalotekha, D… prescrit à Aharon par l’intermédiaire de Moché, la façon de  »faire monter » les lumières de la menorah du Tabernacle et confirme par la même, la consécration des Lévites.

Une seconde Pâque (Pessah Chéni) de rattrapage est prévue pour ceux qui n’ont pu réaliser la première, pour autant qu’ils aient eu un prétexte valable, état d’impureté ou déplacement.

La paracha décrit ensuite comment une colonne de nuée et de feu guidait les enfants d’Israël dans leurs pérégrinations, au son de trompettes d’argent.

Le peuple, regrettant la nourriture d’Égypte, se remet à murmurer contre Moché et la réaction de D… ne s’est pas faite attendre contre les conspirateurs.

La Torah nous rappelle la singularité de Moché, plus grand prophète de tous les temps et qui entretient des relations privilégiées avec D…   Myriam et Aharon remettent en question Moché, en réponse, Myriam sera frappée par la lèpre, pendant sept jours.

HAFTARA:

Notre Haftara tirée de Zacharie 2-14, est lue également le Chabbat Hanouka puisqu’il y est question de la ménorah.

Un ange qui conversait avec le prophète lui montra un candélabre en or, avec deux oliviers situés de part et d’autre d’une coupe qui alimente en huile ses sept lampes. Le prophète manifeste une incompréhension devant cette vision, l’ange lui en donna la clé :  » Ni par la force, ni par la puissance, mais par Mon Esprit, a dit Hachem… ».   Le commentateur Radak  commente le rapport mystérieux entre cette parole divine et la vision de la menorah: De même que Zacharie a vu que les besoins de la menorah seront satisfaits sans intervention humaine pour arranger les lampes et pour les alimenter en huile, ainsi, le Temple sera reconstruit sans intervention humaine et uniquement par l’esprit de D… . » C’est ce que nous espérons à travers cette prophétie de Zacharie, l’assurance que le troisième Temple et sa grande menorah, surgira de façon miraculeuse.

Chabbat chalom à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne14 sivan

Lois relatives à la prière.(suite)

Nous avions expliqué que l’heure de la prière de l’après-midi fut instituée en rapport avec le sacrifice quotidien de l’après-midi. Étant donné que le sacrifice quotidien de l’après-midi était offert chaque jour à la neuvième heure et demie, les sages ont fixé le temps de la prière de l’après-midi à partir de neuf heures et demie, à compter du lever du jour et cela est appelé « la petite Minha ». Et puisque la veille de Pessah qui tombait un Chabbat, le sacrifice quotidien de l’après-midi était offert à la sixième  heure et demie, les sages ont considéré que celui qui prie l’après-midi après la sixième heure et demie, est quitte.

A cette heure, commence le temps de l’obligation de Minha, et cela est appelé « la grande Minha ».

Nombreux sont ceux qui ont coutume de prier la « grande » Minha ainsi que la « petite » Minha, en considérant l’une d’elles comme facultative. D’aucuns parmi les decisionnaires ont donné comme directive que c’est la « grande » Minha qui doit être considérée comme facultative. Ce qui parait  logique, puisque la grande Minha correspond à un sacrifice qui n’avait pas lieu quotidiennement. Si une personne récite la « grande » Minha comme son obligation, elle ne récite la « petite » qu’en tant que prière facultative, mais telle n’est pas l’habitude.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne 13 sivan

Lois relatives à la prière.(suite)

La mitsva de la prière du matin est plus valeureuse avec le lever du soleil,(spécifiquement, la tranche qui va du Chéma à la amida), comme l’indiquait le roi David (psaume 72) : « ils se tourneront vers toi avec le soleil (levant) ».

Le temps de la prière s’étend jusqu’à la fin de la quatrième heure du jour, soit un tiers de la journée. Si l’on est dans l’impossibilité ou que l’on se trompe, et que l’on prie après la quatrième heure et avant la mi-journée, on est quitte de la prière, mais non de l’obligation de la prière en son temps. En effet, de même que la prière est un commandement de la Torah, ainsi, il est une injonction d’ordre rabbinique de prier en son temps, comme les sages et les prophètes l’ont institué.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne 12 sivan

Introduction aux lois relatives à la prière.(suite)

De même, il a été  institué que le nombre de prières soit équivalent au nombre de sacrifices, soit, trois prières par jour, qui correspondent aux deux sacrifices quotidiens et brulage des graisses et membres, le soir (Chaharit, Minha et Arvit) Mais aussi, une prière supplémentaire,  chaque jour où il y avait un sacrifice supplémentaire, (Chabbat, yom tov, Roch hodech…) (Moussaf).

Le nombre de prières ne peut être réduit, mais peut être augmenté. Quiconque désire prier plus, il en a le droit. Toutes les prières rajoutées seront considérées comme offrandes volontaires. C’est pourquoi, il faut ajouter un élément nouveau dans chacune des bénédictions intermédiaires, (de la amida) lié au sujet de la bénédiction, afin de montrer qu’il s’agit d’une prière volontaire et non obligatoire. On ne pourra pas modifier les trois premières et trois dernières bénédictions, elles sont immuables.

La communauté ne récite pas de prière volontaire, car une communauté n’apporte pas de sacrifice volontaire.

Aussi, le particulier ne pourra rajouter un deuxième Moussaf comme offrande volontaire, car un sacrifice de Moussaf ne peut pas être offert comme offrande volontaire.

Enfin, il n’y a pas de prière  volontaire le Chabbat et les jours de fête, car on ne peut pas y offrir  d’offrande volontaire, mais uniquement les offrandes qui sont l’obligation du jour.

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID