Étude quotidienne

Etude quotidienne 30 septembre / 21 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben yaacov Zrihen.

Hochaana Rabba.

Aujourd’hui septième jour de Soukot est appelé « Hochaana Rabba ». Ce jour-là, on abonde en étude de la Torah et en supplications. Il est dit dans le Midrach : D… a dit à Abraham : Je suis unique dans Mon monde et tu es unique dans ton monde. Dans le futur, Je donnerai à tes enfants un jour spécial afin de réparer leurs fautes, c’est Hochaana Rabba. Si les fautes de tes enfants n’ont pas été réparées pendant Roch Hachana, elles le seront à Yom Kippour. Et sinon, elles le seront à Hochaana Rabba ».

Les Sages ont donné une parabole pour nous faire comprendre ceci : « Lorsque le lion rugit, qui n’a pas peur ». Arié (lion, s’écrit en hébreu : « aleph-rèch-youd-hé »), ce sont les premières lettres des mots « Eloul, Roch Hachana, Yom kippour, Hochaana Rabba.

Tous ces jours-là sont des jours de repentir et de pardon pour le Peuple d’Israël.

Le Peuple d’Israël a pour coutume de rester toute la nuit éveillé pendant Hochaana Rabba. Il étudie la Torah et lit le Houmach Dévarim, le Midrach Rabba sur la Paracha « Vézot Habérakha » et après le milieu de la nuit, tout le livre des Téhilim avec quelques paragraphes des supplications jusqu’au petit matin.

Le moment de l’aube est fixé 72 minutes temporaires avant le lever du soleil (Nets hahama), et celui qui dit les bénédictions de la Torah avant ce moment, prononce des bénédictions inutiles, d’après le Choulhan Aroukh et la majorité des décisionnaires. Cependant, il sera permis, selon la loi stricte, de dire les bénédictions du matin à partir du milieu de la nuit (Hatsot).

Après la récitation du Hallel, il est d’usage que les fidèles tournent autour de la Téva sept fois avec leur Loulav. En faisant ces Hakafot autour de la Téva qui ressemble au Mizbéah,(autel) nous pourrons faire tomber les murailles de nos ennemis et les éliminer, de la même manière que les Bné Israël firent sept fois le tour de Jéricho jusqu’à en faire tomber les murailles.

Après la prière de Moussaf, on prendra cinq Aravot attachées ensemble et on les frappera cinq fois sur le sol afin de perpétrer l’usage que les prophètes ont instauré pour le peuple.

L’usage est qu’après cette Mitsva, on retourne dans la synagogue ouvrir le Heikhal et entonner ensemble le passage « Nichmat Kol ‘Haï » et on prononce la phrase suivante : « Voici nous prenons sur nous, la charge importante de dire « Nichmat Kol ‘Haï » le jour de Hochaana Rabba pour l’année à venir, à ce moment-là après la prière du matin et de Moussaf. Que ce soit la volonté de notre père qui est dans les cieux, qu’Il nous inscrive dans le livre de la vie et que nous méritions de vivre de longues et bonnes années, que nous nous réjouissions lors de Ta délivrance .

Le jour de Hochaana Rabba, on lira deux fois le Mikra (c’est-à-dire les versets de la Torah) et une fois le Targoum (partie traduite du texte, écrite en marge de la Paracha, appelée Targoum Onkélos) de la Paracha « Vézot Habérakha ». Si on a oublié ou que l’on n’a pas eu la possibilité de le faire, on les lira la nuit de Simhat Torah ou le matin avant la prière.

Demain soir, avant de se rendre à la synagogue pour la prière de Simhat Torah, on rentrera dans la Souka et on dira : Que ce soit Ta volonté Hachem notre D… et D… de nos pères que par le mérite de l’accomplissement de cette Mitsva de Souka que nous avons réalisée, nous vivions et nos méritions l’année à venir de nous asseoir dans la Souka du Messie.

Hag sameah à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Chabbat Hol Hamoed soukot

Etude quotidienne 28 septembre / 19 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

Horaires du chabbat.

Entrée du chabbat : 19h34.
Office ce soir:19h30.

Office demain matin, suivi du kiddouch: 9h00.

Office de Minha, demain, suivi de séouda chelichit et cours de Monsieur le rabbin : 19h30.

Fin du Chabbat : 20h36

Chabbat Hol Hamoed.

Pour le Chabbat Hol Hamoed de Soukot, comme d’ailleurs celui de Pessah, la tradition a fixé un texte particulier pour la lecture publique.

Ce passage extrait de la paracha Ki tissa dans le livre de Chemot 33-12, que nous avons lu, hier, raconte la remise à Moché des deuxièmes Tables de la loi ainsi que le renouvellement de l´alliance après qu´Israël a péché en édifiant le veau d´or. Ce texte se termine par le rappel de l’importance des fêtes de pèlerinage, en particulier le verset:  »Trois fois l’an, tous tes hommes seront vus en présence du Souverain, Hachem, D… d’Israël » . Selon ce verset, tous les chefs de famille devaient se rassembler trois fois par an, pour se voir et être vus, à Jérusalem. Ce rite de la « Réiya »,
terme que l’on pourrait traduire par rite de l’entrevue, avait selon la Thora, une importance considérable. Il avait pour but d’empêcher que ne disparaisse la connaissance personnelle des familles entre elles, et que le peuple ne se transforme en une masse d’individus, anonyme et impersonnelle.

En effet, le pays était divisé en douze tribus et chaque partie du peuple avait une tendance naturelle à rester autonome, à cultiver ses différences, et le temps risquait de transformer ces différences en divergences. C’était donc une des fonctions principales de Jérusalem, et plus particulièrement du Temple, de reconstruire périodiquement l’unité du peuple. La leçon que comporte cette mitsva a été mise en évidence par le Talmud Haguiga qui lui est consacré. Le verset qui institue ce rite de la « Réiya » ,de l’entrevue, dit littéralement qu’il s’agit en réalité d’être vu en présence de D… Lui-même. C’est dans le face à face de deux visages humains que se devine la trace que le Créateur a laissée dans la créature. Le regard, lorsqu’il est celui de la fraternité, va plus loin que les formes du visage, il va jusqu’à l’identité originelle de l’âme de chacun. Au moment du pèlerinage et des fêtes, c’était le peuple tout entier qui se voyait en vision unanime, à travers les regards mutuels, c’est là qu’apparaissait réellement la connaissance du D… d’Israël,
« Hachem Elohé Israël », comme si ce dévoilement n’était possible que dans l’unité effective de la rencontre de tous les visages.

La célèbre Haftara de Chabbat Hol hamoed Soukot est extraite du livre d’Ezéchiel 38, et traite de la légendaire guerre de « Gog et Magog » au cours de laquelle, toutes les nations du monde se dresseront contre Israël juste avant la venue du Messie. Parmi ces nations figurera Gog, du pays de Magog, et cette guerre sera l’occasion d’une grande sanctification du Nom de D… .
La colère divine se déchaînera contre Gog, et les éléments naturels eux-mêmes participeront à sa défaite et à sa destruction. Après quoi, D… ramènera Son peuple sur Sa terre.

La Torah nous indique qui est Magog : C’est un des descendants de Japhet, fils de Noé (Berechit 10, 2).

Quant à Gog, il est désigné dans les versets d’Ezéchiel comme un prince dirigeant d’autres peuples, ceux de Méchekh et de Touval , eux aussi descendants de Japhet.

De nombreux commentateurs se sont efforcés d’identifier les divers descendants de Japhet. Certains ont cru pouvoir les désigner comme étant tous les peuples européens. D’autres ont affirmé que cette identification est devenue impossible, étant donné que les noms d’origine des nations ont disparu (Malbim et Radak).

On peut dire aussi que Gog et Magog représentent, non pas des peuples plus ou moins facilement identifiables, mais des concepts.

C’est ainsi que D… a voulu faire du roi Ezéchias, le Messie, et de Sanhériv, le roi d’Assyrie, qui est venu assiéger Jérusalem, Gog et Magog. Mais l’attribut de justice s’y est opposé… » ( Talmud Sanhédrin 94a).

Retenons, parmi les nombreuses traditions qui se sont succédées au fil des siècles, celle que l’on attribue au Hafets Haim, selon laquelle la première et seconde guerre mondiale auront été celles de Gog et de Magog.
Quant à la troisième, elle sera un « temps de souffrance pour Jacob, et il en sera sauvé »  » (Jérémie 37).

Moadim lessimha et Chabbat chalom à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne

Etude quotidienne 27 septembre / 18 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

La Souka et les hôtes d’honneur.

Le Zohar fait remarquer que la Torah emploie une double expression pour nous enseigner l’obligation de demeurer dans les soukots. Une première fois « Vous demeurerez dans les soukots sept jours ». Cela se rapporte aux hôtes d’honneur, qu’on appelle les ouchpizines. La deuxième fois, l’ordre se rapporte à tous les citoyens juifs.

En effet, chaque jour de Soukot, 
nous recevons symboliquement dans la souka, un des sept hôtes d’honneur, ils se succédent dans l’ordre suivant : 
Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aharon, Joseph et David. Ce sont ces héros qui nous ont enseigné dans quel esprit devaient se succéder les sept millénaires de notre Histoire.

Chaque jour, nous faisons honneur à l’un de ceux-ci : Abraham, pour son enseignement de l’amour de D…, à Isaac pour sa discipline à l’égard de la Loi, à Jacob, pour ses vertus de Père de famille dont il fit preuve, à Moïse, pour avoir organisé la nation, et à Aharon, pour le sacerdoce qu’il a exalté en nous, à Joseph pour la pureté des mœurs et pour la vigilance vis-à-vis des nations dont il nous montre l’exemple. Enfin, le septième jour, nous évoquons l’esprit de David, roi d’Israël, en qui nous voyons l’ancêtre du Messie, fondateur du futur royaume de D… Ce sont les sept hôtes d’honneur qui ont formé l’esprit qui nous dirige à travers les sept millénaires de notre Histoire.

Hag sameah à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne

Étude quotidienne 23 septembre / 14 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

La fête de Soukot.

La Mitsva de résider dans la Souka.

Nous avons la mitsva d’habiter dans la souka pendant les 7 jours de la fête de Soukot : Cela signifie que l’on y mange, dort, habite, etc… de la même façon qu’on vit chez soi le reste de l’année. La souka doit être considérée comme  »habitation principale » et la maison comme  »secondaire ».

Le premier soir, on est tenu de manger dans la souka, les autres jours, on doit s’y rendre seulement si on mange plus de 56 gr (kabeitsa) de pain ou de gâteaux.

Avant de s’y installer, on doit réciter lors du kiddouch ou du Motsi la berakha  »leichev bassouka » …qui nous a ordonné de demeurer dans la souka » .

Les femmes sont exemptées de la mitsva de souka car c’est une mitsva positive liée au temps.

Les 4 espèces.

Cette fête est marquée par une deuxième mitsva importante,  rassembler les « 4 espèces » comme la Torah nous l’apprend :  »…Vous prendrez pour vous, au premier jour, un fruit de l’arbre hadar (étrog), des palmes de dattiers (loulav), une branche de l’arbre avot (le hadass / le myrte) et des saules de rivière, (arava) …vous vous réjouirez devant Hachem, votre D… pendant 7 jours » (vayikra 23-40)

Cette réunion des 3 espèces +1 est communément appelée Loulav.

Signification du Loulav.

L’agitation du Loulav dans les 6 points de l’espace signifie avant tout que le règne de D… s’étend à toutes les extrémités de l’univers. Rattachée à la saison agricole de l’Automne, c’est une prière gestuelle, à D… pour  »empêcher les vents mauvais et l’eau néfaste d’altérer la végétation de la terre » ( Talmud Souka 37b).

Le Loulav représente également le peuple juif dans sa diversité, décliné en 4 catégories.

Comment réaliser cette mitsva ?

Depuis le premier jour de Soukot et jusqu’à Hochaana Rabba (sauf Chabbat), on récitera la berakha sur le Loulav :

On tient droit le Loulav dans sa main droite, dans le sens des pousses, le bas vers le sol et la tête vers le haut.

On récitera la berakha « … al netilat Loulav » puis le premier jour, celle de Chéhéhéyanou.

On saisi l’étrog dans la main gauche et on rapprochera ses 2 mains pour que le loulav et l’étrog se joignent.

On agitera les « 4 espèces » 3 fois dans chaque direction : Sud, Nord, Est, Haut, Bas et Ouest.

Les femmes sont exemptées de la mitsva de Loulav, néanmoins, il est bien qu’elles s’en saisissent mais sans réciter la berakha.

Nous vous attendons pour les différents offices, conformément aux horaires qui vous ont déjà été envoyés, à l’issue de chaque office nous procéderons au kiddouch et au motsi, dans la Souka.

Hag saméah à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Paracha Haazinou

Étude sur la paracha de la semaine HAAZINOU, 21 septembre/ 12 TICHRI. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

Horaires du chabbat.

Entrée du chabbat : 19h48.
Office ce soir:19h30.

Office demain matin, suivi du kiddouch: 09h00.

Office de Minha, demain, suivi de séouda chelichit et Hazkara à l’occasion des 11 mois de Raphaela Hanna Chekroun et cours de Monsieur le rabbin : 18h00.

Fin du Chabbat : 20h51.

La plus grande partie de la paracha de Haazinou est composée d’un cantique de 70 lignes que Moché transmit au peuple d’Israël, le dernier jour de sa vie. Prenant le ciel et la terre à témoins, Moché exhorte le peuple en ces termes :  » Souviens-toi des jours d’antan, méditez les années, d’âge en âge, interroge ton père, il te l’apprendra, tes aïeux, ils te diront  » de quelle manière D…  » l’a trouvé au pays du désert  », en fit un peuple, l’a choisi comme Sien, et lui a attribué une terre d’abondance.

Le Cantique met en garde contre les pièges de la prospérité  »Mais Yechouroun s’engraisse et se rebelle, tu deviens gras, replet, bouffi, Il abandonne le D… qui l’avait fait, il méprise le Rocher de son salut » ainsi que les terribles calamités qui en résulteraient, que Moché décrit comme D…  » détournant Sa face  ».

Cependant, il promet que  »D…, à la fin, vengera le sang de Ses serviteurs et se réconciliera avec Son peuple et Sa terre.

La paracha se conclut par l’ordre de D… à Moché de gravir le mont Nebo jusqu’à son sommet, depuis lequel il contemplera la Terre Promise avant de mourir sur la montagne.
 » De loin seulement tu verras le pays, tu n’y entreras pas, dans cette terre que Je donne aux enfants d’Israël.  »

HAFTARA :

Lorsqu’un chabbat s’interpose entre Kippour et Soukot, nous lisons la paracha Haazinou et sa haftara est extraite du livre de Samuel 22.

« Et David a dit pour Hachem les paroles de ce cantique. le jour où Hachem l’a sauvé de la main de tous ses ennemis et de la main de Saul ».

C’est par ce verset que débute la haftara de Haazinou. Le lien avec la paracha à laquelle elle est
associée est évident puisqu’il s’agit, ici aussi, d’un cantique que David a chanté lorsque D… l’a sauvé de tous ses ennemis et de Saul qui cherchait à le tuer.

Le Malbim nous éclaire sur notre haftara en nous rappelant que ce passage figure, à quelques variantes près, dans le livre des Psaume 18.

Il explique que David a composé ce cantique alors qu’il était saisi d’angoisses et de mélancolie, et chaque fois que D… le sauvait d’une souffrance quelconque, il entonnait ce chant de louanges vers son Sauveur. Tel est le sens à donner à la fin du premier verset de la haftara.

Il s’agit donc d’un cantique très caractéristique, dont on comprend maintenant qu’il ait été inclus dans le livre de Samuel qui relate la royauté de David.

Dans sa vieillesse, David a rassemblé dans les Tehilim, tous les psaumes qu’il avait composés au cours de sa vie, afin de permettre à tout un chacun de trouver les paroles qui correspondent à son cas précis, qui lui permettraient de s’adresser à son Créateur. David a donc inclu ce Psaume déjà transcrit dans le livre de Samuel, pour permettre à celui qui était confronté au danger et en a été sauvé, de louer et remercier son Sauveur.

Lorsqu’on souhaite prier D…, on ne se tourne pas vers lui simplement en formulant sa requête, il est préférable de s’adresser à lui en chantant Sa louange, c’est d’ailleurs le sens de nos prières chantées, car nous dit-on, la force du chant repousse tous les accusateurs qui s’interposent.

A l’occasion des 11 mois de Raphaela Hanna Chekroun, un office est prévu dimanche à 8h00 et au cimetière Miséricorde à 9h15.

Chabbat chalom et bonnes fêtes de Soukot à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne

Étude quotidienne 20 septembre / 11 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Rphaela Hanna bat mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

La fête de Soukot.

Introduction.

Il est écrit dans dans la Torah : « Dans les soukot, vous séjournerez pendant 7 jours » pour nous rappeler les 40 années d’errance dans le désert où les « nuées de gloires » nous protégeaient et où nous résidions dans des soukot. (VAYIKRA 23-43).

La fête de Soukot se décline en plusieurs temps forts :

Il s’agit d’un Yom Tov où tout travail est interdit à l’exception de la cuisine sous certaines conditions, ainsi que porter ce qui est nécessaire.

Hol Hamoed :(demi-fête)

Seuls les travaux nécessaires pour la fête  seront effectués.

Hochaana rabba :

On veille mardi soir pour étudier et réciter des passages de la Torah et des Psaumes.

Chemini Atsérèt et Simha Torah :
Mêmes règles que Yom Tov.

On ne récite pas lors des prières quotidiennes, les tahanounim (supplications) dès aujourd’hui, lendemain de Kippour et cela jusqu’à la fin du mois de Tichri.

On ne porte pas les téfilines pendant toute la durée de la fête (hol Hamoed inclus).

Les mitsvot de la fête.

La fête de Soukot est caractérisée par 2 mitsvots de la Torah :

1/ Habiter et manger dans la souka.
2/ Les « 4 espèces ».

On commence à construire la souka dès la fin de Kippour 
afin de passer directement d’une mitsva à une autre et il est bon que chaque homme participe à la construction de la souka.

Se réjouir pendant Soukot.

L’un des commandements positifs de la Torah est de se réjouir pendant la fête, à travers la prière,  l’étude et autour d’une bonne table.

On a également  l’obligation de réjouir les membres de sa famille, au moyen de cadeaux etc…. 

On honore également la fête par de beaux 
vêtements.

Bien que l’obligation de se réjouir soit pour toutes les fêtes, Pessah, Chavouot  et Soukot, on manifestait dans le Temple, une joie toute particulière à Souccot  comme il est dit dans Vayikra 23, 40 : «  …vous vous réjouirez devant Hachem, votre D…, pendant 7 jours » .

Bonne journée à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

 

Étude quotidienne

Étude quotidienne 18 septembre / 09 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela bat mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben yaacov Zrihen.

Se préparer au jour de Kippour, immersion au mikvé la veille de Yom Kippour.

Les hommes ont l’habitude de se tremper dans un mikvé la veille de Kippour en l’honneur de la fête. Tout comme pour le Mikvé de la veille de Roch Hachana, le Ben Ich Hai nous rapporte les 5 kavanot (pensées) requises et qui doivent nous accompagner lors de 5 immersions totales :

1e immersion : purification ;

2e immersion : réparer notre trait de caractère de colère;

3e immersion : adoucir la rigueur du jugement par la miséricorde ;

4e immersion : quitter ses vêtements de la semaine, à l’image de l’année que l’on quitte et donc penser  »que se termine cette année avec ses malédictions » ;

5e immersion : recevoir et s’imprégner du rayonnement de la sainteté de ce jour et à l’image de la nouvelle année qui arrive, penser  »que commence l’année avec ses bénédictions ».

Dernier repas : la Séouda hamafseket.

C’est une mitsva de manger et de boire copieusement la veille de Kippour.

Lumières de Kippour.

Les femmes allumeront des bougies la veille de Kippour 
(comme pour Chabbat ou Yom Tov) en récitant la berakha :  » …Achèr kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik ner chel Yom Hakipourim »

 » …Qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière de Yom Kippour  ».

L’usage le plus répandu chez les sefaradim est de ne pas réciter la berakha de Chéhéhéyanou en allumant les bougies, mais penser à s’en acquitter lorsque l’officiant la récitera à la synagogue en sortant le sefer de Kol Nidré.

On pensera à allumer une veilleuse depuis la veille qui restera allumée jusqu’à la fin de Kippour pour la Havdala du lendemain soir.

Bonne journée, bon jeûne et hatima tova à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne

Étude quotidienne 17 septembre / 08 tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben yaacov Zrihen.

Se préparer au jour de Kippour et se réconcilier avec son prochain.

Étant donné que Kippour n’efface pas les fautes commises envers son prochain, tant que celui-ci ne nous a pas pardonné, il faudra donc s’efforcer de demander pardon sincèrement, à tous ceux que l’on a pu offenser. Parmi ces personnes, ses parents, sa femme, son mari, en s’excusant d’avoir prononcé, dans la colère des paroles blessantes ou inexactes.

Kaparot avant Kippour.

C’est un très vieil usage qui consiste à abattre une volaille (un coq pour les hommes ou une poule pour les femmes) pour chacun des membres de sa famille. Avant l’abattage rituel, on fait tourner la volaille au dessus de sa tête en récitant un texte que l’on trouvera dans les livres de prières.

Pendant ces kaparot , il faut être animé d’un désir de repentir et ne pas oublier que le sort de la volaille rappelle les quatre différentes peines de mort que le beth din (tribunal juif) pouvait infliger et qui pourraient bien nous être appliquées…

A défaut de Kaparot, on pourrait donner une somme d’argent, équivalent à un poulet, aux pauvres de la communauté en y prononçant toujours la même formule.
 
Bonne journée et hatima tova à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Étude quotidienne

Étude quotidienne 16 septembre / 07 Tichri. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

Les dix jours de techouva et changement dans la prière.

Nous avons vu qu’il convenait de multiplier et d’accentuer notre pratique durant cette période, cela passe également par  des rajouts ou modifications dans le rituel quotidien.  C’est un peu plus technique et destiné aux initiés mais l’enjeu reste le même.

Lors de ces 10 jours, on procède à différents changements dans la Amida.

Comme nous l’avons vu pour Rosh Hashana, dans la 3ème bénédiction de la Amida, on remplace « hael hakadoch » par « hamelekh hakadoch ». En effet, lorsque D… siège pour juger le monde, il nous montre sa Royauté et comme il est dit dans Michlei 29,4 :  »c’est par la justice que le Roi maintient le monde » .

Si on se trompe et qu’on s’en rend compte immédiatement (3-4 secondes), on rectifie en reprenant  » …hamelekh hakadoch » . Ce laps de temps dépassé, on reprendera la Amida depuis le début.

Ensuite dans la berakha de « Hachiva chofténou » où l’on dit habituellement «…Melekh ohev tsedaka oumichpat », on dira pendant ces 10 jours : « …hamelekh hamichpat »  » …le roi du jugement  » .

Si on a oublié et qu’on s’en aperçoit immédiatement, on rectifie avec  »…hamelekh hamichpat  », après ce laps de temps, on reprendera au début de la bénédiction  »Hachiva choftenou »

Après avoir terminé la Amida, si on a oublié l’un de ces 2 changements ou qu’on ne se souvient pas l’avoir fait, alors on devra la recommencer en posant la condition suivante :  » si j’ai l’obligation de recommencer cette Amida, je réitère cette prière en tant que prière obligatoire, sinon, elle sera prière facultative. »

D’autres insertions figurent dans la Amida pendant ces 10 jours (se référer à votre livre de prière), cependant si elles sont omises, elles ne nécessiteront pas de recommencer.

L’un des enjeux liés à l’appellation Roi plutôt que juge réside dans le fait que le roi tout puissant a la possibilité d’annuler un jugement même défavorable, sans en référer à personne alors qu’un juge ne peut juger et statuer qu’en application des lois et dispositions prévues.

Chavoua Tov à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID

Paracha Vayelekh

Étude sur la paracha de la semaine VAYELEKH/ CHABBAT CHOUVA, 14 septembre/ 05 TICHRI. Pour l’élévation de l’âme de Raphaela Hanna bat Mazal, Tikouna bat Fanida Chekroun et Aimé Haïm ben Yaacov Zrihen.

Horaires du chabbat.

Entrée du chabbat : 20h03
Office ce soir:19h30

Office demain matin, suivi du kiddouch: 09h00

Office de Minha, demain, suivi de séouda chelichit et cours de Monsieur le Rabbin : 19h30.

Fin du Chabbat : 21h05.

La paracha de Vayelekh, la plus courte de la Torah est lue séparément, cette année puisque nous avons un chabbat entre Kippour et Soukot. Elle retrace les événements survenus le dernier jour de la vie terrestre de Moché « Je suis âgé de 120 ans aujourd’hui » dit-il au peuple, « Je ne peux plus sortir et entrer ». Il transmet la direction du peuple à Josué et achève l’écriture du Sefer Torah sur un parchemin qu’il remet aux Levy pour être gardé dans l’Arche de l’Alliance. Le commandement du Hakhel ( rassemblement ) est donné : tous les sept ans, pendant la fête de Soukot suivant l’année sabbatique, (chemita), le peuple d’Israël tout entier, hommes, femmes et enfants se rassemblent dans le Temple à Jérusalem où le Roi leur lira des passages de la Torah. Vayelekh s’achève avec la prédiction que le peuple d’Israël se détournera de son alliance avec D… Alors,  »Il cachera Sa face ». Mais une promesse suit aussi :  »les mots de la Torah ne seront pas oubliés de la bouche de sa descendance.. ».

HAFTARA

Dans la Haftara de Chabbat chouva , empruntée pour l’essentiel au dernier chapitre du livre d’Osée, apparaissent deux versets qui posent à la fois la question de la nature et de la finalité de la techouva:

« Reviens, Israël, jusqu’à ( ad ) Hachem , ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité. Prenez avec vous des paroles et revenez vers (èl ) Hachem … » (Osée 14, 2 et 3).

Ces versets envisagent successivement la techouva « jusqu’à ( ad ) Hachem » et la techouva « vers (èl ) Hachem ».

Ces deux versets représentent, d’une certaine façon, la réplique presque symétrique de deux autres, qui figurent dans la parachat Nitsavim :

« Tu retourneras jusqu’à (ad) Hachem , ton Dieu, écouteras Sa voix … quand tu retourneras vers (èl) Hachem , ton D…, de tout ton cœur et de toute ton âme » (Devarim 30, 2 et 10).

Ainsi, tout comme dans notre Haftara, on trouve successivement dans ces deux versets l’idée d’un « retour jusqu’à (ad) Hachem » suivie de celle d’un retour vers (èl) Hachem» .

En fait, on pourrait expliquer la différence entre la techouva ad Hachem et la techouva èl Hachem par la comparaison entre une techouva réalisée par crainte du châtiment, et donc incomplète, et celle que l’on atteint par l’amour de D…, qui constitue le plus haut degré qui puisse être atteint, ainsi qu’il est écrit et comme déjà rappelé, « Là où se tiennent les véritables repentants, il n’y a pas de place pour les tsaddikim»
( Talmud Sanhédrin 99 a ) .

Chabbat chalom et Hatima tova à tous.

Rabbin Ariel BENDAVID